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Immobilier 2026 : DPE et location des passoires thermiques, ce qui change pour les propriétaires

Publié le 13/02/2026
L’année 2026 marque un tournant important dans le secteur immobilier français, notamment sur les questions de performance énergétique des logements. Deux évolutions majeures retiennent particulièrement l’attention : la réforme du mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et le renforcement progressif des interdictions de mise en location pour les logements les plus énergivores. Ces changements impactent directement les propriétaires bailleurs, les vendeurs, mais aussi les futurs acquéreurs.
 
Première nouveauté significative : l’évolution du calcul du DPE. À compter de 2026, la méthode d’évaluation de la consommation énergétique des logements est ajustée, notamment concernant la pondération de l’électricité. Concrètement, cela signifie que certains biens chauffés électriquement pourraient voir leur note énergétique s’améliorer sans qu’aucun travaux ne soit réalisé. Cette modification vise à corriger un déséquilibre jugé pénalisant pour certains logements, en particulier les appartements récents ou bien isolés fonctionnant à l’électricité. Pour les propriétaires, cela peut représenter une opportunité stratégique : un logement précédemment classé F pourrait passer en E, ce qui modifie sa valeur sur le marché et sa facilité de location ou de revente.
 
En parallèle, la réglementation sur les « passoires thermiques » continue de se durcir. Depuis 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location lors d’un nouveau bail ou d’un renouvellement. Cette interdiction s’inscrit dans un calendrier progressif qui prévoit ensuite l’exclusion des logements classés F en 2028, puis des logements classés E en 2034. L’objectif est clair : améliorer le parc immobilier français et réduire la consommation énergétique globale du secteur résidentiel.
 
Ces deux mesures combinées créent un contexte inédit. D’un côté, certains biens pourraient mécaniquement sortir de la catégorie des logements interdits à la location grâce au nouveau calcul du DPE. De l’autre, la pression réglementaire pousse les propriétaires à anticiper des travaux de rénovation énergétique pour sécuriser leurs investissements sur le long terme. Pour les professionnels de l’immobilier, ces évolutions constituent un sujet clé d’information et de conseil auprès de leur clientèle, car elles influencent à la fois la valeur des biens, les stratégies d’achat et les projets locatifs.

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